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Chiffrer vos données avec VeraCrypt

Le menu :

1 – Intro.

2 – Modes opératoires possibles avec TrueCrypt

3 – Installation.

4 – Configuration.

5 – Montage automatique des volumes

6 – Montage de volume en ligne de commande

7 – Sauvegarde / Restauration.

8 – Les  KeyFiles pour une authentification renforcée

9 – Chiffrement du volume contenant le Système d’Exploitation.

10 – Chiffrer ET cacher sa partition (système).

11 – Détecter la présence de volume VeraCrypt

 

1 – Intro.

Sur la base de TrueCrypt, VeraCrypt est un logiciel qui permet le chiffrement des fichiers et partitions sous forme de conteneur global ou fichier unique.

Dans la continuité de Truecrypt, sans les problèmes identifiés en 2014, une société Française Idrix a développé un produit similaire disponible sur SourceForge et CodePlex. VeraCrypt est sous licence TrueCrypt et surtout MS-PL (Licence Microsoft Public).

 

Qu’apporte VeraCrypt vis à vis de la version de TrueCrypt ? Les équipes de VeraCrypt ont tenu compte et corrigé  un bon nombre de faiblesses/vulnérabilités identifiées par l’Open Crypto Audit Project sur TrueCrypt.

Le rapport d’origine sur l’audit de TrueCrypt  : https://opencryptoaudit.org/reports/iSec_Final_Open_Crypto_Audit_Project_TrueCrypt_Security_Assessment.pdf

La liste des corrections apportées suite à l’audit de TruceCrypt :

https://veracrypt.codeplex.com/discussions/569777#PostContent_1313325

 

Le document présente différentes utilisations possibles de VeraCrypt: un usage classique avec création d’un fichier(volume) chiffré et protégé par un mot de passe, la même chose protégé par un fichier clé (keyfile), le chiffrement de tout votre PC ou portable y compris la partition système ( !), et le chiffrement d’un volume qui sera caché.

VeraCrypt effectue le chiffrement/déchiffrement à la volée après lecture du fichier, avant enregistrement du fichier. C’est aussi ce qu’on appelle le chiffrement OFT = On The Fly

La version 1.0f2 présente les fonctionnalités suivantes :

  • Compatibilité Mac OS X  10.6 à 10.10
  • Compatibilité Windows XP à 8.1 en 32 et 64 bits
  • Compatibilité Linux kernel 2.6+ en 32 et 64 bits
  • Montage automatique des volumes VeraCrypt. Si vous posséder un volume VeraCrypt sur un support amovible que vous connectez celui-ci sur votre PC, le volume pourra être monté automatiquement.
  • Comptabilité entière des volumes TrueCrypt (merci Korben : http://korben.info/veracrypt-est-maintenant-compatible-avec-les-conteneurs-truecrypt.html)
  • Les partitions supportent des secteurs de taille 1024 à 4096 octets.
  • La gestion de Volumes Favoris présente de nombreuses options (montage lecture seule, ordre de montage, etc…)
  •  la possibilité de chiffrer une partition contenant des données, sans perdre le contenu (sous Vista/Windows 2008)
  •  le support des tokens et smart cards
  •  l’interopérabilité d’un volume chiffré sous Windows et utilisable sous Linux/Mac
  •  …

Cette dernière release intègre des corrections aux vulnérabilités identifiées dans la phase II de l’audit de TrueCrypt (https://opencryptoaudit.org/reports/TrueCrypt_Phase_II_NCC_OCAP_final.pdf)

Précaution élémentaire : n’effectuez pas les opérations ci-dessous sur un environnement de production ou bien acceptez que ce soit en totalité à vos risques et périls .

 

2 – Modes opératoires possibles avec VeraCrypt

Il existe plusieurs variantes à l’usage de VeraCrypt : certains ont la première utilité de chiffrer ses fichiers pour se protéger de tout vol alors que d’autres visent à masquer, voire leurrer l’hypothèse que vous puissiez chiffrer vos fichiers. En voici cinq :

 

–      Créer un conteneur VeraCrypt dans un fichier visible. Cette option basique vous permet de vous promener avec votre conteneur (fichier) sur une clé USB, votre disque externe, vos sauvegardes, etc avec un minimum de confidentialité. C’est ce qui est expliqué dans la partie 3

–      Dédier une partition (non système) en tant que conteneur VeraCrypt . Option similaire à la précédente avec un conteneur qui fera la taille de votre partition ou de votre disque complet, donc particulièrement confortable pour les disques externes par exemple.

–      Mettre sa partition Système dans un conteneur VeraCrypt . Cette fois-ci, votre système d’exploitation et tout l’environnement/paramètres/données qui se trouvent sur la partition système se trouvent chiffrés, de manière transparente pour l’OS, hormis le VeraCrypt Boot Loader initial qui vous demandera un mot de passe pour lancer votre OS. Partie 7.

–      Déclarer un conteneur dans un fichier qui contiendra lui-même un autre conteneur caché. Imaginez un coffre-fort caché derrière un tableau de maitre, ce coffre-fort une fois découvert s’avère posséder quelques documents peu compromettants mais possède surtout un double fond contenant vos véritables documents confidentiels. A ceci près qu’en fonction du mot de passe du conteneur initial, soit vous ouvrez le conteneur leurre, soit vous ouvrez le conteneur qui vous est cher.

–      A l’image de l’option précédente, vous chiffrez votre partition système, qui se trouve contenir également une autre partition systèmes chiffrée accessibles l’une comme l’autre selon le mot de passe saisi. Cet usage est détaillé en partie 8

 

Enfin, une fonctionnalité commune à tous les modes ci-dessus concerne la clé d’accès au conteneur chiffré : dans les cas les plus simples, la clé sera un mot de passe mais peut également être un fichier de votre choix.

 

 

3 – Installation

Parce que le parc de postes Windows est encore important, c’est cet OS qui est utilisé pour expliquer un peu plus comment çà s’installe.

Il vous faudrait donc :

Windows 7+

VeraCrypt 1.19 (https://veracrypt.codeplex.com) – le package d’installation fait environ 23 Mo

Etre administrateur du poste (uniquement durant la phase d’installation)

 

Après avoir accepté la licence, un premier choix :

VeraCrypt1

 

 

Vous pouvez choisir de poursuivre une installation classique ou d’extraire VeraCrypt: ce choix est utile si vous souhaitez utiliser VeraCryptponctuellement sans installer quoique soit sur l’ordinateur (utilisation dans un cadre mobile). Choisissons le cas le plus répandu : install

VeraCrypt2

Rien de particulier dans cet écran sauf à noter la possibilité de forcer un point de restauration Windows.

 

L’installation finie

Veracrypt3

Vous aurez cette icône sur votre bureau :

Capture.4PNG

Pour avoir une interface en langue autre qu’US :

Allez simplement dans Settings / Langages….

 

4 – Configuration

L’étape primordiale est ensuite de créer un volume (unité logique de type e, f, g,…) qui sera chiffrée et qui contiendra l’ensemble de vos données protégées.

Allez dans le menu Volumes, Créer un Nouveau Volume ou cliquez sur le bouton « Creer un volume »

Capture5

 

Trois choix s’offrent à vous :

1 – « Créer un fichier conteneur  chiffré», créer un volume qui sera associé à un fichier unique de type confidentiel.tc qui contiendra les fichiers chiffrés sur votre volume habituel (par exemple sur C 🙂

2 – « Chiffrer une partition/ un disque non système », créer un volume complet sur un espace disque disponible tel que une clé USB, une partition de disque non-utilisée, un disque externe

3 – « Chiffrer la partition ou l’intégralité du disque système », modifier une partition actuelle pour la rendre chiffrée en totalité. Cette partition peut-être la partition système ou le disque système.

 

Ces 3 choix définissent ce à quoi ressemblera le container chiffré qui stockera les fichiers chiffrés.

 

Choisissons la première option .

 

L’écran suivant vous propose deux options (disponibles également pour les autres choix précédents) :

Capture6

–          Standard TrueCrypt Volume : globalement, vous allez créer un espace (fichier ou partition) qui sera visible en tant qu’élément chiffré. Traditionnel…

–          Hidden TrueCrypt Volume (ou mode paranoïa) : le container qui recevra les fichiers chiffrés sera ‘invisible’, cet espace sera plus précisément sur un espace de disque non partitionné donc non visible sous Windows. Dans le détail, c’est un schéma de fonctionnement peu plus compliqué mais davantage sécurisé puisqu’une analyse rapide d’un ordinateur ne permettra pas de repérer l’existence d’un volume chiffré.

Capture7

 

 

Vous devez ensuite définir de l’emplacement de votre container (ou fichier global) qui contiendra vos éléments à protéger). Cet emplacement peut être vos disque local, externe, USB,… précisez un chemin, voir un nom de fichier. Si celui-ci existe, il ne sera pas réutilisé mais écrasé par TrueCrypt.

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L’étape suivante consiste à sélectionner en premier le type de chiffrement que vous souhaitez utiliser. AES, Serpent ou TwoFish mais plus amusant encore, vous pouvez choisir d’additionner séquentiellement 1 ou 2 voire 3 de ces algorithmes déjà forts puissants utilisés de manière individuelle. Partons sur AES, un système de chiffrement à clé symétrique très répandu dans maintes applications informatiques, système robuste et approuvé par le NIST, le FIPS et la NAS comme algorithme de chiffrement fort. Pour l’anecdote qui n’en pas une, l’algorithme a été conçu par deux Belges Vincent Rijmen et Joan Daemen.

Le menu Outils / Banc de Test vous permettra d’évaluer le chiffrement le plus rapide.

 

Sélectionnez aussi le type de hachage retenu. Le hachage étant l’algorithme qui permet de définir une empreinte « unique » pour un fichier donné. Si le contenu du fichier est modifié, le hachage ne sera plus vérifiable et confirmera que le fichier a été modifié.

Choisissez SHA-512, relativement répandu et très fiable (produit un condensat ou Hash de 512 bits, ce qui est assez important).

Sans titre9

 

Définissez le volume que fera votre conteneur (en Ko ou Mo ou Go). L’espace sera alors alloué dans son intégralité sur le disque mais comme une coquille vide.

Petit rappel : un Ko est Kilo Octet = 1000 octets et qu’il ne faut pas confondre avec un Kibi Octet = 1024 octets. Le CEI a normalisé tout ceci (le kibi octet, le mebioctet,…) en 1998.

Sans titre10

 

Sur le choix du mot de passe, inutile de préciser que plus c’est long plus c’est bon … mais si c’est trop long et trop compliqué on est obligé de le noter sur un post-it… Cela n’empêche pas pour autant d’y glisser quelques caractères exotiques, chiffres, majuscules, minuscules,…).

Le mot de passe est limité à 64 caractères. C’est ce mot de passe qui vous sera demander pour accéder au volume chiffré.

Si vous cochez « Fichier Clé », vous devrez indiquer un fichier qui servira de « clé » supplémentaire au mot de passe. Ce fichier sera ensuite toujours nécessaire pour pouvoir ouvrir le fichier TrueCrypt. Cela peut-être un fichier mp3, avi, texte… Mais un fichier qui ne soit plus modifié !

 

En fonction de l’utilisation de votre conteneur (notamment si la taille des fichiers hébergés dans le volume sont > 4 Go), TrueCrypt utilisera le système de fichier adapté (exclusion de FAT).

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L’étape suivante est de générer les clés nécessaires au chiffrement du volume sur un modèle le plus aléatoire possible sans utiliser la fonction pseudo aléatoire de votre ordinateur. Plus le mouvement de la souris sera long, plus la clé sera difficile à reproduire.

 

 

 

Sélectionnez également le système de fichier retenu (FAT, NTFS)

L’option « Dynamique » permet de créer un conteneur de taille limité qui grossira au fur et à mesure des besoins (mais ne diminuera pas) :  cette fonction mérite de ne pas occuper la totalité du volume spécifié au départ, en revanche cela a un impact sur les performances.

Vous devez donc bouger la souris puis faire « Formater »

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Le container sera formaté et l’espace chiffré

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Vous pouvez ensuite quitter sans quoi l’assistant vous re-proposera de créer un nouveau volume…

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Le conteneur créé (sous forme de fichier)  avec l’extension que vous avez choisi.

 

5 – Montage automatique des volumes

Une icône en bas à droite est apparue :Capture1

Faites un double-click pour accéder à l’interface

2

–          Sélectionnez la lettre de lecteur qui sera affectée au volume chiffré,

–          Dans Volume, sélectionnez le fichier que vous avez généré.

–          Cliquez sur  « Monter »

–          Saisissez votre mot de passe Sans titre3

– l’option « Mode Truecrypt » vous permet de spécifier que le volume sélectionné a été créé par TrueCrypt.

–        Cliquez sur   OK

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–          Aller ensuite dans le menu Favorites, et sélectionnez « Add mounted volumes to Favorites…»

Sans titre5

De nombreuses options associables au montage de ce volume favori :

–          Mettre un label pour rendre le volume facile à identifier parmi d’autres.

–          Monter le volume en lecture seule,

–          Préciser que le volume est monté à partir d’un support amovible,

–          Ne monter le volume que pendant que la session est ouverte,

–          Préciser que le volume est monté à partir d’un lecteur réseau

–          Ouvrir l’explorateur Windows dès que le volume est monté,

–          Ne pas monter le volume favori quand la hot key est pressée.

–          Choisir parmi plusieurs volumes, l’ordre de montage des volumes chiffrés.

Validez par OK.

 

Lorsque vous redémarrez votre PC, VeraCrypt se lancera au démarrage (à l’ouverture de session) et vous demandera votre mot de passe (ou le fichier clé et/ou le mot de passe) puis montera automatiquement le volume chiffré.

 

L’idéal est dans la plupart des cas, d’avoir VeraCrypt exécuté et initialisé à chaque démarrage de Windows.

Dans le menu Paramètres / Préférences des options sont à activer pour permettre cela :

Sans titre6

Notamment  « Start VeraCrypt Background Task »

 

Vous trouverez alors dans votre explorateur windows,  l’unité logique montée comme une partition ; tout ce que vous y mettrez sera chiffré et accessible uniquement avec VeraCrypt + votre mot de passe (ou votre fichier clé+mot de passe)

A chaque lancement de VeraCrypt , le (ou les) volumes sauvegardés dans les favoris seront montés automatiquement.

 

6 – Montage de volume en ligne de commande

Un volume VeraCrypt peut être monté en ligne de commande.

Exemple : "C:\Program Files\VeraCrypt\VeraCrypt.exe" /a /v d:\temp\test.vc /l m /e /p montmotdepasse

/a => pour monter automatiquement le volume qui va suivre

/v d:\temp\test.vc => /v permet de préciser où se trouve le fichier VeraCrypt à monter en indiquant le chemin complet.

/l m => indique la lettre de lecteur (ici : M) doit être associée au volume chiffré.

/p monmotpdepasse => évidemment à déconseiller, mais permet de renseigner automatiquement le mot de passe du conteneur chiffré.

 

7 – Sauvegarde / Restauration

 

L’essentiel est maintenant d’envisager la situation suivante :

–          que faites-vous si votre fichier conteneur est perdu, altéré, effacé ?

Il n’y a pas grand chose à faire dans le cas où le conteneur est un fichier stocké sur un volume windows : sauvegardez le fichier classiquement sur bande, média externe,…Restaurez, réinstallez VeraCrypt et voilà…

 

 

8 – Les KeyFiles pour une authentification renforcée

 

Dans l’étape 3, vous avez associé l’accès au conteneur à un mot de passe. Ce dernier est plus facilement vulnérable (exemple de BrutForce ou Keylogger,….)

Avec VeraCrypt, une utilisation plus sécurisée est possible. L’accès à une donnée confidentielle n’est plus dépendant de ce que je sais, mais aussi de ce que je possède : le keyfile

L’utilisation des keyfiles : c’est associer un fichier ou les fichier d’un répertoire (la clé) qui vous donnera accès au volume chiffré à la condition initiale que le mot de passe fourni soit le bon.

Le fichier peut-être aussi bien un mp3, qu’un avi, qu’un fichier word,… Il doit faire au moins 30 octets et ne doit plus être modifié.

Pour basculer d’u simple « mot de passe » au mode « mot de passe + keyfile »

–          Ouvrez l’interface VeraCrypt (ne montez pas le volume)

–          Cliquez sur Outils pour le Volume (ou dans le menu Volume / Modifier le mot de passe du volume)

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–          Choisissez Change Volume Password…

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Sans titre1

 

–          Dans la zone Actuel, saisissez votre mot de passe actuel

–          Dans la zone Nouveau , saisissez avec confirmation votre nouveau mot de passe, puis

–          Cliquez sur le bouton Fichiers clés

–          Sélectionner le fichier (ou le répertoire) qui vous servira de clé

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Le fichier sélectionné ne sera pas modifié.

Sans titre3

-Validez.

Sans titre4

Bougez votre souris de manière aléatoire.

Sans titre

Et c’est tout.

 

Pour monter le volume chiffré, il vous restera à spécifier le fichier clé et le mot de passe comme auparavant.

 

Pensez à sauvegardez votre fichier clé  car il devient désormais une clé essentielle pour l’ouverture de votre conteneur (ainsi que votre mot de passe).

 

 

9 – Chiffrement du volume contenant le Système d’Exploitation

 

Plus délicat maintenant mais tellement plus efficace, la mise en place du chiffrement au niveau du volume complet où se trouve le système d’exploitation.

Autrement dit, le système démarre au sein d’un conteneur chiffré.

Pour commencer, il faut avoir son OS et VeraCrypt installés normalement.

1 –    aller ensuite dans le menu Système / Chiffrer la partition/le disque système…

Choisir « Normal »

Capture

 

–          Dans le choix suivant, soit vous décidez de chiffrer le volume système seulement, à l’exception de toutes les autres partitions présentes, soit « Chiffrer l’intégralité du disque » , soit de « Chiffrer la partition système Windows » . Dans le premier cas vous décidez (et c’est sans doute le meilleur choix) de chiffrer le volume système et TOUTES les partitions présentes sur le disque physique ; dans ce dernier cas, un chargeur VeraCrypt sera installé : à chaque boot du système, le chargeur vous demandera le mot de passe Veracrypt et la séquence de boot système pourra démarrer ensuite.

Capture1

 

Attention, si vous avez choisi l’option « Chiffrer l’intégralité du disque »,  VeraCrypt va alors chiffrer TOUS les volumes du disque physique, y compris les volumes contenant des utilitaires ou boot spécifiques ou systèmes de restauration etc… Donc si pensez être dans cette situation (vérifier avec les DiskManager de Windows), choisissez Yes. Veracrypt va alors détecter ces volumes spécifiques et les exclure.

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Dans le cas d’un volume sur un disque virtuel, sur certains portables également, on pourra choisir No.

L’écran suivant permet de spécifier si le module de boot doit intégrer la présence de 1 ou plusieurs OS déjà installés en multi-boot.

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Étapes suivantes, choisissez l’algorithme de chiffrement :

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Spécifiez votre mot de passe suffisamment robuste, c’est à dire 20car min avec une complexité habituelle (vous pouvez le tester ici : http://www.passwordmeter.com/)

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Puis se démarre les séquences de génération de clés :

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L’étape suivant consiste à créer un fichier ISO de secours – passage obligatoire.

 

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Ce fichier est stocké sur un autre CD ou DVD.

Il vous permettre de booter votre système, de déchiffrer votre partition et contient une sauvegarde des premiers secteurs de boot. Veracrypt vous invitera d’ailleurs à le graver sur un CD ou DVD immédiatement : condition nécessaire pour pouvoir lancer le chiffrement de la ou des partitions.

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Une fois, le CD gravé, vous devrez vérifier la bonne issue de l’opération.

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Dernière opération : VeraCrypt prévoit une passe simple ou complexe de nettoyage du volume afin de réduire toute récupération de donnée non chiffrée.

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Ensuite, VeraCrypt fera un premier test de chiffrement du système (au prochain reboot) :

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Un dernier click : le reboot de votre système est lancé

 

 

Au boot du système, VeraCrypt vous demandera votre mot de passe :

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Il suffit de le saisir, et Windows démarrera (pour faire un premier test de boot).

Après ce premier reboot, VeraCrypt doit valider que le prétest est OK puis vous proposera de lancer le chiffrement final des partitions.

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Appuyez juste sur « Chiffrer » et c’est parti pour le chiffrement des partitions.

Ci-dessous une progression  ; environ 25 minutes pour 30 Go.

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A la fin :

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Vos partitions sont chiffrées !

 

PS : si la partition est chiffrée, une fois l’OS démarré, les données sont bien entendues en clair accessible depuis l’explorateur, donc également à travers le réseau du PC…

 

 

10 – Chiffrer ET cacher sa partition (système) –

(partie non mise à jour pour VeraCrypt)

Cela peut s’avérer utile lorsque vous voyagez dans certains pays où on peut légalement vous demander votre portable à la douane : chiffrer un volume de données, ET le rendre non visible afin de ne pas susciter d’attention particulière.

 

Cette méthode est sensiblement plus complexe que l’étape précédente.

Globalement cela consiste à mettre en œuvre un premier OS sur une partition chiffrée dans lequel nous insérerons un second volume contenant l’OS final (et donc les données) chiffré et caché. Le premier OS sera ensuite formaté et vous devrez réinstaller un OS sur cette première partition !

 

Voici ce à quoi va ressembler votre partitionnement final :

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La partition 1 est celle qui reçoit l’OS chiffré qui servira de leurre (c’est l’OS1).

La partition 2, juste après la partition 1 est celle qui reçoit l’OS chiffré et caché (c’est l’OS2) : sa taille doit être de 2.1 fois la partition 1. La partition 2 doit être créée..

Sur l’OS1, vierge avec VeraCrypt installé :

1      – dans le menu Système, choisissez « Créer un systèmes d’exploitation caché»

Capture

Capture1

On vous prévient que vous DEVREZ réinstaller vos OS situé sur la première partition. Votre OS1 et le contenu entier de la partition 1 sera recopié sur la partition 2.

 

 

Capture1

 

 

Dans la question suivante, VeraCrypt détecte que le fichier d’échange est sur votre partition system ce qui peut représenter le risque de dévoiler la présence de votre partition système cachée. Si vous répondez Yes, Veracrypt fera la modification nécessaire.

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Après le reboot éventuel pour suppression du Pagefile.sys, on peut relancer la séquence :

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On vous rappelle que l’OS1 sera à réinstaller (donc supprimé)

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Attention, nombreux avertissements de sécurité qui visent à faire en sortie que l’usage d’un système chiffré/caché reste « indétectable » : raison pour laquelle toute écriture en dehors de la partition 2 (typiquement sur la partition 1) ne sera pas possible.

 

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Page suivante : on retrouve l’installation du BootLoader qui sera adapté en fonction votre choix « avez-vous un seul OS ou bien avez-vous plusieurs OS distincts ? »

 

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Info importante : sous Windows, assurez-vous d’avoir activé votre système auprès de Microsoft avant de lancer la copie vers la Partition 2. Toujours pour éviter de faciliter la détection de l’existence de cet OS2…

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Le « Volume de Chiffrement externe » sera par défaut, la totalité de votre partition 1 (officielle) et partition 2 (cachée).

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Spécifiez un mot de mot de passe spécifique pour l’accès à ce volume.

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Rappel que tout ce qui se trouve sur votre seconde partition sera effacé.

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On lance le formatage de la partition dès que vous avez généré assez de mouvement aléatoire avec votre souris.

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Maintenant que le volume externe est créé est accessible (par d »faut monté sous Z:), on passe à la création du volume caché de la partition 2.

 

 

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Attention : l’algorithme de chiffrement de la partition 2 devra être le même que celui de la partition 1.

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Spécifiez un mot de passe (un3ème) disctinct des 2 autres.

 

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Formattage de la partition 2.

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Reboot du système.

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Saisissez le dernier mot de passe saisi (celui fourni pour la mise en œuvre du système caché)

 

L’opération de recopie du premier système vers le second système en version cachée commence. (clonage de la partition 1 vers Partition 2.)

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Et là, il faut s’armer de patience….

 

 

Capture21

Quand la copie est terminée, ressaisissez à nouveau votre mot de passe (le dernier créé, celui de votre partition cachée).

Votre système caché démarre.

A l’ouverture de session Windows, un nouvel avertissement fort sur les recommandations :

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Ensuite démarre la procédure d’effacement de l’OS1 :

 

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Une fois démarré, TrueCrypt va vous proposer d’effacer le plus efficacement possible le contenu de la partition 1.

 

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Générer une clé supplémentaire aléatoire pour renforcer l’effacement :

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Attention, toutes les données de la partition 1 seront effacées (sachant que c’est une copie de cette première partition qui actuellement sur la partition 2).

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Quand c’est terminé :

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Vous devez éteindre vos ordinateur (histoire de vider autant que possible toute rémanence de mémoire).

Redémarrez votre ordinateur et installez votre OS : ne bootez pas sur le disque contenant le système caché = donc démarrez sur votre média d’installation (DVD/USB/WDS).

Installation de votre OS

Une fois votre OS installé, bien sûr vous ne pouvez plus booter sur votre système caché.

 

Installez VeraCrypt sur le système fraichement réinstallé et lancez la fonction de chiffrement de votre partition système (comme au chapitre 7 précédent), c’est-à-dire :

–          menu Système / Chiffrer la partition, le disque système,

–          Choisissez « Normal » et non « Caché »

–          Choisissez « Chiffrer la partition Sysème Windows »

–          Si votre PC n’a qu’un seul système (hors celui est caché), choisissez Amorçage (simple),

–          Dans l’étape Options de Chiffrement : choisissez impérativement le même chiffrement que celui utilisé pour votre système chiffré  ET caché.

–          Spécifiez un mot de passe (différent de celui qui vous permet de booter sur votre OS cyrpté et caché)

–          Laissez VeraCrypt vous graver un CD de récupération d’urgence (si vous en avez déjà, mettez le CD pour que VeraCrypt en fasse la vérification)

–          Sélectionnez le mode de nettoyage qui vous convienne,

–           Lancez le pré-test de chiffrement du système => un reboot sera proposé.

–          Au reboot, saissez votre password créé dernièrement (pas encore celui de la partition chiffrée/cachée)

–          Lancement de votre OS chiffré (non caché), VeraCrypt vous propose vous confirme que le prétest est terminé et lance le chiffrage de votre partition.

–          Quand c’est terminé, rebootez votre OS.

 

Maintenant, le process est terminé :

–          Au boot de votre PC, le loader VeraCrypt vous demande un mot de passe

Capture19

Si vous mettez le password de votre partition système chiffré ET cachée, vous booterez sur cet OS (l’OS2).

 

Si vous mettez le password de votre partition système chiffrée (la partition leurre), vous booterez sur l’OS normal .

 

Le troisième password vous permet d’accès à la partition externe.

 

 

11 – Détecter la présence de Conteneurs TrueCrypt

(partie non mise à jour pour VeraCrypt)

Utiliser TrueCrypt est sans doute indispensable lorsqu’on manipule des données confidentielles mais lorsqu’il s’agit à l’inverse de détecter si une personne abuse utilise TrueCrypt. Il existe à minima quelques pistes, outils et traces laissées par TrueCrypt.

 

TCHunt (TC pour TrueCrypt et Hunt pour…) : cet outil permet de détecter les fichiers TrueCrypt sur un ordinateur, pas seulement si ils ont l’extension .TC => http://16s.us/TCHunt A cette heure, TCHunt ne détectait pas encore les partitions. La dernière version était la 1.6, voici son usage :

TCHUNT –d C:\temp –v

-d pour Detect

C:\temp ou autre répertoire

-v pour mode verbeux.

Si vous lancez cette commande (surtout à la racine d’une partition), tous les fichiers seront analysés à la chaine, avec un résultat difficile à exploiter.

Préférez alors : tchunt –d c:\ 2>nul

TChunt vous renverra alors les éventuels fichiers ayant 1 conteneur TrueCrypt.

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Attention : TChunt permet de suspecter la présence d’un fichier TrueCrypt. Le taux de faux négatifs et faux positifs peut être déroutant.

Traces locales :

Dans le cadre de conteneurs cachés (de second niveau), il reste deux arguments systématiques pour détecter la présence de ces conteneurs : 1 – le conteneur premier ne pourra jamais contenir ou stocker la totalité de l’espace qui lui est alloué, 2 – les fichiers leurres du premier conteneur sont rarement mis à jour et donc souvent obsolètes.

Le système d’exploitation laisse apparaitre également la présence de fichiers tels que truecrypt (-x64).sys dans system32\drivers

Le registre laisse entrevoir quelques associations de fichiers : .TC par défaut

Etc …

Chiffrer vos données dans le Cloud avec CryptSync

Les usages et pratiques  nous « invitent » à stocker nos données sur le « Cloud », ou plus précisément sur ces espaces de stockages proposés aux professionnels comme aux particuliers tels que OneDrive, Google Drive, DropBox and co… Les espaces proposées se comptent en dizaine de giga disponibles ; en complément les bandes passantes sont toujours plus confortables…. sauf que les données stockées « là-bas » sont à la merci :

– de l’hébergeur

– d’un accès frauduleux à votre compte Cloud

– ..

Un outil aussi simple que puissant permet de répliquer ou sauvegarder ses données sur le Cloud avec un peu plus de sécurité : en les chiffrant.

CryptSync fait cela très bien , il réplique une arborescence locale non chiffrée vers une arborescence distante chiffrée. Un inconvénient, le volume local des données sera multiplié par 2…

 

CryptSync

 

Ce soft est sous licence GNU GPL v2, disponible pour Windows Vista et supérieur .

il est téléchargeable en version 32 ou 64 bits : http://stefanstools.sourceforge.net/CryptSync.html

Les explications ci-dessous sont pour un OS Windows 7 32 bits, un accès OneDrive (le client installé sur le poste) et la version CryptSync 1.2

L’installation est basique et sans difficultés :

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A la fin de l’installation, un raccourci est ajouté dans le menu :

C2

 

Le lancement de CryptSync ouvre cette fenêtre de configuration :

C3

Commencez par cocher « Start with windows » afin que l’outil permette une synchro auto entre vos données locales et celle du cloud.

Puis déclarer une « paire » de répertoires que vous souhaitez synchroniser. Autrement dit, spécifiez l’arborescence des données à répliquer sur One Drive, puis indiquez le chemin distant vers lesquelles les données doivent répliquées/chiffrées :

C4

Spécifiez un mot de passe complexe, et cochez « use GnuGPG » pour renforcer le chiffrage mis en œuvre.

 

Validez par OK, puis sur la fenêtre principale, cliquez sur « Run in Background ».

 

CryptSync se retrouve dans la barre des tâches : un click droit « Sync Now » sur l’icône pour activer la synchro+chiffrement avec le cloud.

C5

Vous pourrez ensuite vérifier vos fichiers sur One Drive, ils se retrouvent avec l’extension .gpg :

C6

 

C’est presque tout. CryptSync peut être piloté en ligne de commande ; des options sont nombreuses, comme crypter également le nom des fichiers etc….

Reste à s’intéresser à un point pas encore testé mais qui a une issue : votre système d’exploitation est réinitialisé et vos données locales sont perdues, comment retrouvez-vous vos données sauvegardées et chiffrées sur le Cloud ?!

 

Chiffrez vos données avec TrueCrypt

C’était l’un des meilleurs outils en matière de chiffrage de données sur poste de travail (fixe ou mobile). Multi plateformes, léger, libre, éprouvé, en constance évolution…

Historiquement, l’un des membres de l’équipe de développement de TrueCrypt avait fait ses preuves déjà dans un produit proches de TrueCrypt : E4M (Encryption For the Masses) . Ce talentueux développeur nommé Paul Le Roux a su s’associer et faire évoluer TrueCrypt vers un outil robuste. Son histoire si elle est vraie, serait digne d’un film.

Son développement actuel est stoppé pour des raisons toujours pas expliquées officiellement… ( http://www.cryptogon.com/?p=48528  , http://clublinuxatomic.org/2014/07/04/resume-de-laffaire-truecrypt/ ,…)

 

Deux successeurs potentiels:

TCNext (une équipe de développeur connue, basée en Suisse) dont les premières versions devraient sortir cette année : https://truecrypt.ch/

VeraCrypt (projet OpenSource soutenu par Idrix, société Française) dont la dernière version compatible Truecrypt est détaillée dans cet article :

GostCrypt : autre projet opensource, soutenu notamment par l’ESIA et Qwant.


 

Ici, une doc d’installation et d’utilisation sur clé USB, disque physique, pour chiffrer sa partition système etc….

Le menu :

1 – Intro.

2 – Modes opératoires possibles avec TrueCrypt

3 – Installation.

4 – Configuration.

5 – Montage automatique des volumes

6 – Sauvegarde / Restauration.

7 – Les  KeyFiles pour une authentification renforcée

8 – Cryptage du volume contenant le Système d’Exploitation.

9 – Chiffrer ET cacher sa partition (système).

10 – Détecter la présence de volume TrueCrypt

 

1 – Intro.

Sortie le 7 février 2012, la version 7.1a de TrueCrypt fait son apparition.

Qu’est-ce que TrueCrypt en quelques mots ? Un outils open-source qui fonctionne aussi bien sous Mac/linux/Windows, dont le projet a démarré depuis plus de 5 ans ; cet outil permet de chiffrer n’importe quel forme de donnée, c’est à dire un fichier, répertoire, partition cachée ou pas, volume, disque, mais aussi un OS complet sur un volume crypté, voire caché…. Les algorithmes de cryptage proposés sont parmi les plus robustes/courants.

La version 6.0a a reçu le certificat de sécurité de premier niveau délivré par l’ANSSI http://www.ssi.gouv.fr/fr/produits-et-prestataires/produits-qualifies/p_32_TrueCrypt_version_6.0a.html

Depuis avril 2014, le site d’origine de TrueCrypt a « fermé », en recommandant l’usage de BitLocker de MS. Les raisons de ce changement sont encore non communiquées.

En complément des informations et recommandations fournies par l’ANSSI, un audit du code True Crypt est en cours de réalisation par le groupe Open Crypto Audit. La première phase du rapport est disponible ici https://opencryptoaudit.org/reports/iSec_Final_Open_Crypto_Audit_Project_TrueCrypt_Security_Assessment.pdf

Dans tous les cas, le développement de TrueCrypt a été repris par une équipe dont le site web est localisé en Suisse : https://truecrypt.ch/

La prochaine version devrait donc se nommer TCNext.

 

 

 

TrueCrypt effectue le cryptage/décryptage à la volée après lecture du fichier, avant enregistrement du fichier. C’est aussi ce qu’on appelle le cryptage OFT = On The Fly

La version 7.1a apporte :

–      Compatibilité 32 et 64 bits sur Mac OS X 10.7

–      Correctifs mineurs par rapport à la version 7.1 et 7.0

La version 7.0 apporte notamment :

–          le support l’accélération matérielle pour le cryptage AES (à condition que votre processeur supporte les instructions AES-NI = essentiellement des processeurs Intel L)

–          le montage automatique des volumes TrueCrypt. Si vous posséder un volume TrueCrypt sur un support amovible que vous connectez celui-ci sur votre PC, le volume pourra être monté automatiquement.

–          Les partitions TrueCrypt peuvent désormais supporter des secteurs de taille 1024 à 4096 octets.

–          La gestion de Volumes Favoris est plus fine et présente de nombreuses options (montage lecture seule, ordre de montage, etc…)

–          Le menu Favoris contient désormais une liste de volumes favoris qui ne sont pas des volumes systèmes.

–          Utilisation des API d’hibernation améliorées de Windows 7/2008 lorsque le mode hibernation de l’OS est activé = amélioration de l sécurité mais cela risque de rendre moins compatible la version TrueCrypt 7.0 avec XP ou 2003.

 

La version 6.3 apporte notamment :

–          le support de Windows 7

–          la notion de Volume System Favoris (utiles quand il s’agit de monter automatiquement les volume nécessaires au moment du boot de l’OS)

La version 6.2 améliore notamment la performance en lecture, particulièrement sur disques SSD.

La version 6.1 apportait déjà :

–          la possibilité de chiffrer une partition contenant des données, sans perdre le contenu (sous Vista/Windows 2008)

–          le support des tokens et smart cards

–          l’interopérabilité d’un volume crypté sous Windows et utilisable sous Linux/Mac

–          …

 

Le document présente différentes utilisations possibles de TrueCrypt : un usage classique avec création d’un fichier(/volume) crypté et protégé par un mot de passe, la même chose protégé par un fichier clé (keyfile), le cryptage de tout votre PC ou portable y compris la partition système ( !), et le cryptage d’un volume qui sera caché.

 

 

2 – Modes opératoires possibles avec TrueCrypt

 

Il existe plusieurs variantes à l’usage de TrueCrypt : certains ont la première utilité de chiffrer ses fichiers pour se protéger de tout vol alors que d’autres visent à masquer, voire leurrer l’hypothèse que vous puissiez chiffrer vos fichiers. En voici cinq :

 

–      Créer un conteneur TrueCrypt dans un fichier visible. Cette option basique vous permet de vous promener avec votre conteneur (fichier) sur une clé USB, votre disque externe, vos sauvegardes, etc avec un minimum de confidentialité. C’est ce qui est expliqué dans la partie 3

–      Dédier une partition (non système) en tant que conteneur TrueCrypt . Option similaire à la précédente avec un conteneur qui fera la taille de votre partition ou de votre disque complet, donc particulièrement confortable pour les disques externes par exemple.

–      Mettre sa partition Système dans un conteneur TrueCrypt. Cette fois-ci, votre système d’exploitation et tout l’environnement/paramètres/données qui se trouvent sur la partition système se trouvent cryptés, de manière transparente pour l’OS, hormis le TryeCrypt Boot Loader initial qui vous demandera un mot de passe pour lancer votre OS. Partie 7.

–      Déclarer un conteneur dans un fichier qui contiendra lui-même un autre conteneur caché. Imaginez un coffre-fort caché derrière un tableau de maitre, ce coffre-fort une fois découvert s’avère posséder quelques documents peu compromettants mais possède surtout un double fond contenant vos véritables documents confidentiels. A ceci près qu’en fonction du mot de passe du conteneur initial, soit vous ouvrez le conteneur leurre, soit vous ouvrez le conteneur qui vous est cher.

–      A l’image de l’option précédente, vous cryptez votre partition système, qui se trouve contenir également une autre partition systèmes chiffrée accessibles l’une comme l’autre selon le mot de passe saisi. Cet usage est détaillé en partie 8

 

Enfin, une fonctionnalité commune à tous les modes ci-dessus concerne la clé d’accès au conteneur chiffré : dans les cas les plus simples, la clé sera un mot de passe mais peut également être un fichier de votre choix.

 

 

 

3 – Installation

Parce que le parc de postes Windows est encore important, c’est cet OS qui est utilisé pour expliquer un peu plus comment çà s’installe.

Il vous faudrait donc :

Windows 7.0

TrueCrypt 7.1a (http://www.truecrypt.org/downloads) – le package d’installation fait environ 3.3 Mo

Etre administrateur du poste (uniquement durant la phase d’installation)

 

Après avoir accepté la licence, un premier choix :

image003

Vous pouvez choisir de poursuivre une installation classique ou d’extraire TrueCrypt : ce choix est utile si vous souhaitez utiliser TrueCrypt ponctuellement sans installer quoique soit sur l’ordinateur (utilisation dans un cadre mobile). Choisissons le cas le plus répandu : install

image005

Rien de particulier dans cet écran sauf à noter la possibilité de forcer un point de restauration Windows.

 

L’installation finie

image007

Vous aurez cette icône sur votre bureau :

image009

Pour avoir une interface en Français :

Il se peut que vous deviez télécharger le complément en français : http://www.truecrypt.org/localizations.php

Dézippez le fichier XML dans c:\programmes\TrueCrypt

Allez ensuite dans le menu Settings / Langage ; sélectionnez le langage Français…

image012

4 – Configuration

L’étape primordiale est ensuite de créer un volume (unité logique de type e, f, g,…) qui sera cryptée et qui contiendra l’ensemble de vos données protégées.

Allez dans le menu Volumes, Créer un Volume.

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Trois choix s’offrent à vous :

1 – « Créer un fichier conteneur », créer un volume qui sera associé à un fichier unique de type confidentiel.tc qui contiendra les fichiers cryptés sur votre volume habituel (par exemple sur C 🙂

2 – « Créer un volume dans une partition non système », créer un volume complet sur un espace disque disponible tel que une clé USB, une partition de disque non-utilisée, un disque externe

3 – « Chiffrer la partition ou l’intégralité du disque système », modifier une partition actuelle pour la rendre cryptée en totalité. Cette partition peut-être la partition système ou le disque système.

 

Ces 3 choix définissent ce à quoi ressemblera le container crypté qui stockera les fichiers cryptés.

 

Choisissons la première option .

 

L’écran suivant vous propose deux options (disponibles également pour les autres choix précédents) :

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–          Standard TrueCrypt Volume : globalement, vous allez créer un espace (fichier ou partition) qui sera visible en tant qu’élément chiffré. Traditionnel…

–          Hidden TrueCrypt Volume (ou mode paranoïa) : le container qui recevra les fichiers cryptés sera ‘invisible’, cet espace sera plus précisément sur un espace de disque non partitionné donc non visible sous Windows. Dans le détail, c’est un schéma de fonctionnement peu plus compliqué mais davantage sécurisé puisqu’une analyse rapide d’un ordinateur ne permettra pas de repérer l’existence d’un volume crypté.

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Vous devez ensuite définir de l’emplacement de votre container (ou fichier global) qui contiendra vos éléments à protéger). Cet emplacement peut être vos disque local, externe, USB,… précisez un chemin, voir un nom de fichier. Si celui-ci existe, il ne sera pas réutilisé mais écrasé par TrueCrypt.

image019

 

L’étape suivante consiste à sélectionner en premier le type de cryptage que vous souhaitez utiliser. AES, Serpent ou TwoFish mais plus amusant encore, vous pouvez choisir d’additionner séquentiellement 1 ou 2 voire 3 de ces algorithmes déjà forts puissants utilisés de manière individuelle. Partons sur AES, un système de cryptage à clé symétrique très répandu dans maintes applications informatiques, système robuste et approuvé par le NIST, le FIPS et la NAS comme algorithme de cryptage fort. Pour l’anecdote qui n’en pas une, l’algorithme a été conçu par deux Belges Vincent Rijmen et Joan Daemen.

Le menu Outils / Banc de Test vous permettra d’évaluer le cryptage le plus rapide.

 

Sélectionnez aussi le type de hachage retenu. Le hachage étant l’algorithme qui permet de définir une empreinte « unique » pour un fichier donné. Si le contenu du fichier est modifié, le hachage ne sera plus vérifiable et confirmera que le fichier a été modifié.

Choisissez SHA-512, relativement répandu et très fiable (produit un condensat ou Hash de 512 bits, ce qui est assez important).

image021

 

Définissez le volume que fera votre conteneur (en Ko ou Mo ou Go). L’espace sera alors alloué dans son intégralité sur le disque mais comme une coquille vide.

Petit rappel : un Ko est Kilo Octet = 1000 octets et qu’il ne faut pas confondre avec un Kibi Octet = 1024 octets. Le CEI a normalisé tout ceci (le kibi octet, le mebioctet,…) en 1998.

image023

 

Sur le choix du mot de passe, inutile de préciser que plus c’est long plus c’est bon … mais si c’est trop long et trop compliqué on est obligé de le noter sur un post-it… Cela n’empêche pas pour autant d’y glisser quelques caractères exotiques, chiffres, majuscules, minuscules,…). Si votre mot de passe fait moins de 20 caractères , vous aurez le droit à ce joli avertissement :

image025

Le mot de passe est limité à 64 caractères. C’est ce mot de passe qui vous sera demander pour accéder au volume crypté.

Si vous cochez « Fichier Clé », vous devrez indiquer un fichier qui servira de « clé » supplémentaire au mot de passe. Ce fichier sera ensuite toujours nécessaire pour pouvoir ouvrir le fichier TrueCrypt. Cela peut-être un fichier mp3, avi, texte… Mais un fichier qui ne soit plus modifié !

 

En fonction de l’utilisation de votre conteneur (notamment si la taille des fichiers hébergés dans le volume sont > 4 Go), TrueCrypt utilisera le système de fichier adapté (exclusion de FAT).

image028

L’étape suivante est de générer les clés nécessaires au cryptage du volume sur un modèle le plus aléatoire possible sans utiliser la fonction pseudo aléatoire de votre ordinateur. Plus le mouvement de la souris sera long, plus la clé sera difficile à reproduire.

 

 

 

Sélectionnez également le système de fichier retenu (FAT, NTFS)

Vous devez donc bouger la souris puis faire image029

image031

Le container sera formaté et l’espace chiffré

image033

 

Vous pouvez ensuite quitter sans quoi l’assistant vous re-proposera de créer un nouveau volume…

image035

Le conteneur créé (sous forme de fichier) sera associé à l’icône suivante :

image038

 

5 – Montage automatique des volumes

Une icône en bas à droite est apparue :image040

Faites un double-click pour accéder à l’interface

image041

–          Sélectionnez la lettre de lecteur qui sera affectée au volume chiffré,

–          Dans Volume, sélectionnez le fichier que vous avez généré.

–          Cliquez sur image044

–          Saisissez votre mot de passe image045

–          OK

image047

–          Aller ensuite dans le menu Favorites, et sélectionnez « Add mounted volumes to Favorites…»

image049

L’un des nouveautés de la version 7 est de proposer de nombreuses options associables au montage de ce volume favori :

–          Mettre un label pour rendre le volume facile à identifier parmi d’autres.

–          Monter le volume en lecture seule,

–          Préciser que le volume est monté à partir d’un support amovible,

–          Ne monter le volume que pendant que la session est ouverte,

–          Préciser que le volume est monté à partir d’un lecteur réseau

–          Ouvrir l’explorateur Windows dès que le volume est monté,

–          Ne pas monter le volume favori quand la hot key est pressée.

–          Choisir parmi plusieurs volumes, l’ordre de montage des volumes cryptés.

Validez par OK.

 

 

 

Vous trouverez alors l’unité logique montée comme une partition, tout ce que vous y mettrez sera chiffré et accessible uniquement avec TrueCrypt + votre mot de passe.

 

Particularités Windows

L’idéal est dans la plupart des cas, d’avoir TrueCrypt exécuté et initialisé à chaque démarrage de Windows.

Dans le menu Paramètres / Préférences des options sont à activer pour permettre cela :

image051

Notamment  Exécuter TrueCrypt

Désormais, à chaque lancement de TrueCrypt , le (ou les) volumes sauvegardés dans les favoris seront montés automatiquement.

 

 

 

6 – Sauvegarde / Restauration

 

L’essentiel est maintenant d’envisager la situation suivante :

–          que faites-vous si votre fichier conteneur est perdu, altéré, effacé ?

Il n’y a pas grand chose à faire dans le cas où le conteneur est un fichier stocké sur un volume windows : sauvegardez le fichier classiquement sur bande, média externe,…Restaurez, réinstallez TrueCrypt et voilà…

 

 

7 – Les KeyFiles pour une authentification renforcée

 

Dans l’étape 3, vous avez associé l’accès au conteneur à un mot de passe. Ce dernier est attaquable par BruteForce, Keylogger,….

Avec TrueCrypt, une utilisation plus sécurisée est possible. L’accès à une donnée confidentielle n’est plus dépendant de ce que je sais, mais aussi de ce que je possède : le keyfile

L’utilisation des keyfiles : c’est associer un fichier ou les fichier d’un répertoire (la clé) qui vous donnera accès au volume crypté à la condition initiale que le mot de passe fourni soit le bon.

Le fichier peut-être aussi bien un mp3, qu’un avi, qu’un fichier word,… Il doit faire au moins 30 octets et ne doit plus être modifié.

Pour basculer d’u simple « mot de passe » au mode « mot de passe + keyfile »

–          Ouvrez l’interface TryeCrypt (ne montez pas le volume)

–          Cliquez sur Volume Tools ou Outils pour le Volume

image054

 

–          Choisissez Change Volume Password…

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–          Dans la zone Current, saisissez votre mot de passe actuel

–          Dans la zone New, saisissez avec confirmation votre nouveau mot de passe, puis

–          Cliquez sur le bouton Fichiers clés

–          Sélectionner le fichier (ou le répertoire) qui vous servira de clé

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-Validez.

image061

Bougez votre souris de manière aléatoire.

image063

 

 

 

Et c’est tout.

 

Pour monter le volume crypté, il vous restera à spécifier le fichier clé et le mot de passe comme auparavant.

 

Pensez à sauvegardez votre fichier clé !

 

 

8 – Cryptage du volume contenant le Système d’Exploitation

 

Plus délicat maintenant mais tellement plus efficace, la mise en place du cryptage au niveau du volume complet où se trouve le système d’exploitation.

Pour commencer, il faut avoir son OS et Truecrypt installé normalement.

1 –    aller ensuite dans le menu System / Encrypt System Partition/Drive…

image065

Choisir « Normal »

image067

 

–          Dans le choix suivant, soit vous décidez de chiffrer le volume système seulement, à l’exception de toutes les autres partitions présentes, soit (Encrypt the whole system) vous décidez (et c’est sans doute le meilleur choix) de chiffrer le volume système et TOUTES les partitions présentes sur le disque physique ; dans ce dernier cas, un chargeur TrueCrypt sera installé : à chaque boot du système, le chargeur vous demandera le mot de passe Truecrypt et la séquence de boot système pourra démarrer ensuite.

image069

 

Attention, si vous avez choisi l’option « Encrypt the Whole drive », je vous rappelle que TrueCrypt va alors chiffrer TOUS les volumes du disque physique, y compris les volumes contenant des utilitaires ou boot spécifiques ou systèmes de restauration etc… Donc si pensez être dans cette situation (vérifier avec les DiskManager de Windows), choisissez Yes. Truecrypt va alors détecter ces volumes spécifiques et les exclure.

image071

Dans le cas d’un volume sur un disque virtuel, sur certains portables également, on pourra choisir No.

 

Étapes suivantes, choisissez l’algorithme de cryptage :

image073

Spécifiez votre mot de passe suffisamment robuste (vous pouvez le tester ici : http://www.passwordmeter.com/)

image075

 

L’étape suivant consiste à créer un fichier ISO de secours

image077

Ce fichier est stocker sur un autre CD ou DVD.

Il vous permettre de booter votre système, de déchiffrer votre partition et contient une sauvegarde des premiers secteurs de boot. Truecrypt vous invitera d’ailleurs à le graver sur un CD ou DVD immédiatement : condition nécessaire pour pouvoir lancer le cryptage de la ou des partitions.

Une fois, le CD gravé, vous devrez vérifier la bonne issue de l’opération.

image079

Un dernier click : le reboot de votre système

image081

 

 

Au boot du système, TrueCrypt vous demandera votre mot de passe :

image083

Il suffit de le saisir, et Windows démarrera (pour faire un premier test de boot). Après ce premier reboot, Truecrypt vous proposera de lancer le cryptage final des partitions.

image085

Appuyez juste sur « Encrypt » et c’est parti pour le cryptage des partitions.

 

A la fin :

image087

Vos partitions sont chiffrées !

 

PS : si la partition est chiffrée, une fois l’OS démarré, les données sont bien entendues en clair accessible depuis l’explorateur, donc également à travers le réseau du PC…

 

 

9 – Chiffrer ET cacher sa partition (système)

Cela peut s’avérer utile lorsque vous voyagez dans certains pays où on peut légalement vous demander votre portable à la douane : chiffrer un volume de données, ET le rendre non visible afin de ne pas susciter d’attention particulière.

 

Nous considérons que TrueCrypt est déjà installé, normalement.

 

Cette méthode est sensiblement plus complexe que l’étape précédente.

Globalement cela consiste à mettre en œuvre un premier OS sur une partition cryptée dans lequel nous insérerons un second volume contenant l’OS final (et donc les données) crypté et caché. Le premier OS sera ensuite formaté et vous devrez réinstaller un OS sur cette première partition !

 

Voici ce à quoi va ressembler votre partitionnement final :

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La partition 1 est celle qui reçoit l’OS crypté qui servira de leurre.

La partition 2, juste après la partition 1 est celle qui reçoit l’OS crypté et caché : sa taille doit être de 5% > à la partition 1.

1      – dans le menu System, choisissez « Create Hidden Operating System… »

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On vous prévient que vous DEVREZ réinstaller vos OS situé sur la première partition. Votre OS1 et le contenu entier de la partition 1 sera recopié sur la partition 2

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Attention, nombreux avertissements de sécurité qui visent à faire en sortie que l’usage d’un système crypté/caché reste « indétectable » : raison pour laquelle toute écriture en dehors de la partition 2 (typiquement sur la partition 1) ne sera pas possible.

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Dans la question suivante, TrueCrypt détecte que le fichier d’échange est sur votre partition system ce qui peut représenter le risque de dévoiler la présenter de votre partition système cachée. Si vous répondez Yes, Trye crypt fera la modification nécessaire.

 

Page suivante : on retrouve l’installation du BootLoader qui sera adapté en fonction votre choix « avez-vous un seul OS officiel ou bien avez-vous plusieurs OS distincts ? »

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Info importante : sous Windows, assurez-vous d’avoir activé votre système auprès de Microsoft avant de lancer la copie vers la Partition 2. Toujours pour éviter de faciliter la détection de l’existence de cet OS2…

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Le « OuterSIze » sera par défaut, la totalité de votre partition 1 (officielle) et partition 2 (cachée).

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Spécifiez un mot de mot de passe spécifique pour l’accès à ce volume.

image103

 

On lance le formattage de la partition.

 

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Attention : l’algorithme de cryptage de la partition 2 devra être le même que celui de la partition 1.

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Spécifiez un mot de passe (un3ème) disctinct des 2 autres.

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Formattage de la partition 2.

image119

 

Reboot du système.

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Saisissez le dernier mot de passe saisi (celui fourni pour la mise en œuvre du système caché)

 

L’opération de recopie du premier système vers le second système en version cachée commence. (clonage de la partition 1 vers Partition 2.)

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Quand la copie est terminée, ressaisissez à nouveau votre mot de passe (le dernier créé, celui de votre partition cachée).

Votre système caché démarre.

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Une fois démarré, TrueCrypt va vous proposer d’effacer le plus efficacement possible le contenu de la partition 1.

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Attention, toutes les données de la partition 1 seront effacées (sachant que c’est une copie de cette première partition qui actuellement sur la partition 2).

 

Quand c’est terminé :

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Vous devez éteindre vos ordinateur (histoire de vider autant que possible toute rémanence de mémoire).

Redémarrez votre ordinateur et installez votre OS : ne bootez pas sur le disque contenant le système caché.

Installation de votre OS

Une fois votre OS installé, bien sûr vous ne pouvez plus booter sur votre système caché.

 

Installez TrueCrypt sur le système fraichement réinstallé et lancez la fonction de cryptage de votre partition système (comme au chapitre 7 précédent), c’est-à-dire :

–          Encrypt System Partition Drive,

–          Choisissez « Normal » et non « Hidden »

–          Choisissez « Encrypt the Windows system partition »

–          Si votre PC n’a qu’un seul système (hors celui est caché), choisissez Single Boot,

–          Dans l’étape Ecnryption : choissisez impérativement le même cryptage que celui utilisé pour votre système crypté ET caché.

–          Spécifiez un mot de passe (différent de celui qui vous permet de booter sur votre OS cyrpté et caché)

–          Laissez TrueCrypt vous graver un CD de récupération d’urgence (si vous en avez déjà, mettez le CD pour que Truce Crypt en fasse la vérification)

–          Lancez le WipeMode,

–          A la fin de l’installation TrueCrypt vous demandera de rebooter après un premier test.

–          Au reboot, saissez votre password créé dernièrement.

–          Lancement de votre OS crypté (non caché), TrueCrypt vous propose , après le test de lancer le cryptage de votre partition.

–          Quand c’est terminé, rebooter votre OS.

 

Maintenant, le process est terminé :

–          Au boot de votre PC, le loader TrueCrypt vous demande un mot de passe

image135

Si vous mettez le password de votre partition système cryptée ET cachée, vous booterez sur cet OS,

 

Si vous mettez le password de votre partition système crytpée (la partition leurre), vous booterez sur l’OS normal de leurre.

 

Le troisième password vous permet d’accès à la partition Outage.

 

 

10 – Détecter la présence de Conteneurs TrueCrypt

Utiliser TrueCrypt est sans doute indispensable lorsqu’on manipule des données confidentielles mais lorsqu’il s’agit à l’inverse de détecter si une personne abuse utilise TrueCrypt. Il existe à minima quelques pistes, outils et traces laissées par TrueCrypt.

 

TCHunt (TC pour TrueCrypt et Hunt pour…) : cet outil permet de détecter les fichiers TrueCrypt sur un ordinateur, pas seulement si ils ont l’extension .TC => http://16s.us/TCHunt A cette heure, TCHunt ne détectait pas encore les partitions. La dernière version était la 1.6, voici son usage :

TCHUNT –d C:\temp –v

-d pour Detect

C:\temp ou autre répertoire

-v pour mode verbeux.

Si vous lancez cette commande (surtout à la racine d’une partition), tous les fichiers seront analysés à la chaine, avec un résultat difficile à exploiter.

Préférez alors : tchunt –d c:\ 2>nul

TChunt vous renverra alors les éventuels fichiers ayant 1 conteneur TrueCrypt.

image137

Attention : TChunt permet de suspecter la présence d’un fichier TrueCrypt. Le taux de faux négatifs et faux positifs peut être déroutant.

Traces locales :

Dans le cadre de conteneurs cachés (de second niveau), il reste deux arguments systématiques pour détecter la présence de ces conteneurs : 1 – le conteneur premier ne pourra jamais contenir ou stocker la totalité de l’espace qui lui est alloué, 2 – les fichiers leurres du premier conteneur sont rarement mis à jour et donc souvent obsolètes.

Le système d’exploitation laisse apparaitre également la présence de fichiers tels que truecrypt (-x64).sys dans system32\drivers

Le registre laisse entrevoir quelques associations de fichiers : .TC par défaut

Etc …

Signature électronique de documents Office 2010 et Mails (Thunderbird)

Comment s’assurer que les documents que vous envoyez , copiez, ou transmettez par clé USB ne soient pas modifiés … Ou au moins, si ils le sont, que la signature vous permettre de vérifier si ils sont été modifiés entre vos originaux et les versions diffusées.

Voici un mode opératoire avec un emétteur gratuit de certificats personnels, la suite Office 2010 et un exemple avec Thunderbird, ci-dessous.


 

Avertissement :

Une signature plus complète permet également de garantir l’identité du signataire et donne la même valeur légale qu’une signature manuscrite au niveau Européen. La législation Française a transposé le texte Européen dans la loi 2000-230 du 13/03/2000 et son décret d’application n°2001-272 du 30/03/2001.

Ce qui est présenté ici ne répond pas aux exigences légales : il permet au signataire de s’assurer que son document n’ait pas été modifié ou altéré = un document Word ou Acrobat PDF en l’état n’offre aucune protection contre toute modification par son destinataire.

 


Sommaire

1 . Demander un certificat de signature

2 . Installer votre Certificat personnel

3 . Signer un document Word 2010

4. Signer un mail avec Thunderbird

 

 

 

1 . Demander un certificat de signature

Il est gratuit en passant par ce lien (US ) :

http://office.microsoft.com/fr-fr/marketplace/redir/XT001231640.aspx?CTT=5&origin=HA001050484

Mais vous pouvez également utiliser d’autres autorités de certifications, dont certaines vous permettrons de respecter les conditions légales de signature électroniques.

 

Vous arrivez alors sur Comodo :

 

 

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Cliquez sur Free Email Certificate

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Saisissez vos Prénom, Nom, adresse email, pays.

Conservez les options de Private Key (Haut Niveau)

Spécifiez un mot de passe qui sera utilisé pour révoquer votre certificat, si nécessaire.

Validez les termes de l’agrément.

 

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Un page vous précise ensuite que vous recevrez vos instructions de récupération de votre certificat par mail.

 

 

2 . Installer votre Certificat personnel

Une chose importante : l’accès à votre certificat fraichement généré sur Comodo doit se faire sur le même ordinateur et avec le même navigateur que lorsque vous avez fait la demande.

 

Votre mail ressemble à ceci :

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Sous Internet Explorer, cliquez sur le lien et suivez les instructions.

La première boite de dialogue est à valider par Oui.

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Le certificat est ensuite installé dans vos certificats personnels.

Lancez la console MMC (mmc.exe) , ajoutez le composant Certificats , naviguez dans Personnel / Certificats

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Sélectionnez votre certificat personnel Comodo pour l’exporter (avec la clé privée) dans un répertoire protégé (fichier de type adresseemail.p12), fichier qui doit être sauvegardé !.

Cet export se fait par un click droit sur le certificat, option « Toutes Tâches », Exporter, cochez « clé privée ».

Avec cette seule opération , vous pouvez désormais signer un document Word 2010.

 

 

 

3 . Signer un document Word 2010.

Cela fonctionne de la même manière avec Excel 2010 and co…

Ouvrez votre document Word déjà finalisé.

 

Allez dans le menu Fichier, Informations, puis le bouton Protéger le document

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Choisissez l’option Ajouter une signature numérique

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Cette boite de dialogue apparait :

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Le cas échéant, si vous avez plusieurs certificats, vérifiez via le bouton modifier que vous utiliser le bon.

Saisissez le motif de la signature (texte libre).

Puis cliquez sur Signer.

Un message vous avertit :

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Désormais votre document Word est signé en l’état :

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Il n’est plus modifiable . Ou du moins, si vous modifiez le contenu, la signature disparait.

 

Désormais, toute personne qui ouvrira ce document sous Word 2010 aura un bandeau d’avertissement :

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Soit le document reste en lecture auquel cas la signature restera valide,

Soit le document est modifié, alors la signature disparait.

 

Lors que vous (ou votre correspond) réouvre le document Word, un bandeau vertical à droite de l’écran permet d’identifier le signataire :

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4. Signer un mail avec Thunderbird

Il faut au préalable installer le certificat P12 dans Thunderbird.

Dans Outils/ Options, choisir Sécurité, puis cliquez sur le bouton « Afficher les certificats »

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Puis cliquez sur le bouton Importer pour importez votre certificat p12.

Apparaitra alors votre certificat :

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Revenez sur la fenetre Securité, puis dans la section Signature, cliquez sur Sélectionner un certificat…

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La signature d’un mail est ensuite très simple.

Cela s’effectue lors de la création du mail : dans le menu Options d’un nouveau mail, sélectionnez Signer numériquement ce message.

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Le message reçu présentera alors une enveloppe avec un scellé.

 

Chiffrement/Cryptage/PKI/Signature

Ci-dessous un document qui présente de manière pédagogique quelques éléments basiques de la cryptographie rencontrée dans les systèmes d’information. Avec au menu :

1 Chiffrement ou Cryptage, Déchiffrement ou Décryptage ? Un rappel des significations des termes.

2 – Définitions complémentaires utiles, le tour de quelques mots barbares rencontrés

3 – A quoi çà sert ? ou quel est le contexte d’utilisation de la cryptographie

4 – Hachage ou Signature ? différences entre le hachage et la signature

5 – Hachage – Fonctionnement, le hachage détaillé

6 – Chiffrement / Déchiffrement, les fonctions de chiffrement/ déchiffrement (a)symétriques

7 – Chiffrement Asymétrique ou cryptographie à clé publique

8 – Chiffrement Symétrique ou algorithme à clé secrète

9 – Infrastructure à Clé Publique ou PKI (Public Key Infrastructure)

10 – Quelques normes liées aux PKI, PKCS, X509,..

cryptographie