Archives de catégorie : Normes & Législations

Protection de la messagerie par SPF et DKIM

Deux techniques assez efficaces utilisées sur les serveurs de messagerie pour renforcer sa protection vis à vis de tout ce qui s’apparente à du SPAM.

SPF – Sender Policy Framework

Le principe

Lorsqu’un mail va être envoyé par un serveur SMTP A vers un serveur SMTP B, le serveur A va commencer sa séquence de commandes SMTP habituelles type « helo », puis « mail from: toto@mondomaine.org » auprès du serveur B.

Le rôle de serveur B (et de la fonctionnalité SPF) va être de vérifier si le serveur A est bien autorisé à envoyer un mail sous le nom du domaine mondomaine.org. Pour faire cette vérification Serveur B va interroger le DNS qui gère le domaine mondomaine.org, et notamment la présence d’un champ TXT qui commence par « v=spf1 ».

Cet enregistrement DNS SPF peut être précisé la ou les adresses IP autorisées à envoyer des mails pour le compte du domaine mondomaine.org alors l’enregistrement aura la forme « v=spf1 ip4:109.234.161.30/32 -all »  ou « v=spf1 ip4:109.234.161.30 -all« => Seule l’IP (format v4 !) 109.234.161.30.

Partant de ce principe, il serait possible de lister dans le champ SPF les n serveurs SMTP qui envoient des mails pour le compte du domaine mondomaine.org, ce qui donnerait « v=spf1 ip4:109.234.161.30 ip:111.234.116.1167 -all » auquel cas on autorise les 2 IP du champ.

Quand c’est possible, une manière simple de configurer ce champ est d’exploiter la présence des champs MX ; normalement le domaine de messagerie contient au moins 2 IP déclarées dans les enregistrements MX du domaine, il suffit alors préciser dans le champ SPF que les serveurs SMTP déclarés dans les champs MX sont « autorisés » , ce qui donnerait simplement : « v=spf1 mx:mondomaine.org -all » ou encore plus simple « v=spf1 mx -all »

Il est aussi possible (et parfois nécessaire) de combiner les options de test, notamment lorsque vous n’êtes pas gestionnaire de l’émetteur de mail de votre domaine (cas d’un domaine parqué chez un hébergeur qui fournit une messagerie clé en main comme OVH, Gandi, o2switch ou Office365), ou que votre système de messagerie comprend des passerelles émettrices distinctes etc… . Les serveurs qui envoient des mails pour votre domaine sont parfois distincts des serveurs qui les reçoivent (<> MX).

En ce cas, il suffit de préciser par exemple : « v=spf1 ip4:109.234.161.30/32 include:spf.protection.outlook.com include:mx.ovh.com » . On autorise à la fois une plage de 256 IP , l’envoi des mails depuis Office365 et OVH pour le compte du domaine mondomaine.org.

A noter qu’une longueur excessive du champ SPF peut ne pas être lue par tous les serveurs SMTP, et du coup toutes les conditions ne sont pas traitées donc les mails peuvent être rejetés anormalement.

Options SPF

Si l’enregistrement est de la forme « v=spf1 ip4:10.0.0.148/32 ~all » , le mail est accepté mais marqué dans son entête comme non conforme SPF ce qui laisse l’outil de messagerie (serveur ou client) agir pour le classer comme SPAM potentiel. Avec « … -all« le mail est purement rejeté.

-all => rejette le mail si il n’est pas conforme aux critères précédents (enregistrement MX ou IP)

~all => accepte le mail mais le marque dans son entête SMTP, en laissant la possibilité au client de messagerie (Outlook, Thunderbird,…) ou serveur (Domino, Exchange,…) de le marquer comme indésirables ou non,  à la de l’administrateur ou l’utilisateur.

include => permet d’inclure un domaine externe au domaine courant (par exemple si il faut autoriser un tiers comme mx.ovh.com).

+ => selon certaines version SPF, il peut être recommandé de faire précéder chaque condition par un + afin que les critères soient tous pris en compte du premier au dernier, ce qui donnerait par exemple « v=spf1 +ip4:109.234.161.30/32 +include:spf.protection.outlook.com +include:mx.ovh.com »

Vérifier le bon paramétrage SPF

La première chose est de tester la présence de l’enregistrement SPF avec DIG « dig TXT mondomaine.org » ou NSLOOKUP « nslookup -type=TXT mondomaine.org »

La seconde est de vérifier l’interprétation du champ SPF  avec :

http://www.kitterman.com/spf/validate.html

https://mxtoolbox.com/spf.aspx

ou encore https://www.mail-tester.com/

DKIM – Domain Keys Identified Mail

Principe

Cette technique est plus avancée que SPF car elle utilise un système cryptographique pour valider l’authenticité et l’intégrité (partielle) du mail envoyé.

Côté serveur d’envoi de mails : le serveur de mail (A) va disposer d’une clé privée pour signer tous les mails envoyés sur internet. Chaque mail contiendra alors dans l’entete SMTP le champ « DKIM-Signature » avec notamment la signature sur le contenu du mail :

« DKIM-Signature v=1; a=rsa-sha256; c=relaxed/relaxed; d=TEST.onmicrosoft.com; s=selector1-TEST-onmicrosoft-com; h=From:To:Date:Subject:Message-ID:Content-Type:MIME-Version; bh=0+yZl+O+5j+9zxhyuFJNecLjWjl/UNkbPS1zLzoDW5s=; b=Jt4uYq2EDtdOQdVe6B4G6VgPPM++JAa4K4UeJ5tQHKJyzwNeI1tHQR/cELwOd2f47ecMDvJkgUZSY6edY8+NWBzdNwrN4ZCOC1xKH1RSIX/Vi4PNgV2LwUFYsCmxnFFzeKv8CGVMeWGPRpTj48dBGjwecrVr6EUKWggtT9eZo9I= »

Le champ précise les champs du mails qui ont fait l’objet de la signature, dans l’exemple ci-dessus la signature porte sur l’émetteur, le destinataire, la date, l’objet, l’ID du message et son type.

Lorsque le serveur A envoi ce mail à un serveur B, le serveur B peut alors détecter le champ DKIM dans l’entete SMTP ; en ce cas, le serveur B interrogera la zone DNS du domaine émetteur pour chercher la clé publique dans le champ TXT  du DNS qui ressemble à cela :

« v=DKIM1; k=rsa; p=MIIBIjANBgkqhkiG9w0BAQEFAAOCAQ8AMIIBCgKCAQEAtEC6GaaDSq5/92jozjayuKRY3+KSq6Cg9LpAaRW0cSJp9d8rTWfPhA8HPD9tkBhBtwgxQ++I0Wu5Aj/bPqAfJ8kIu8thrhyZbx/uah0SizN5lEXLWS ….. »

A partir de cette clé publique, le serveur B pourra vérifier que la signature du mail corresponde.

Si la signature est vérifiée OK avec la clé publique, alors le mail sera accepté et réputé intégre sur les champs signés ; si la signature est invalide, soit par ce que le mail a été modifié par un outils antivirus/antispam après l’envoi du mail par le serveur A, soit parce que le mail a été envoyé par un autre serveur alors ce mail pourra être rejeté selon la politique du serveur de messagerie B.

L’utilisation de DKIM suppose que le serveur émetteur sache intégrer une signature DKIM dans les messages SMTP sortants, et que le serveur de réception (serveur de mail ou moteur antispam) soit en mesure d’interroger le contenu DNS du domaine émetteur pour chaque mail reçu.

Quelques outils web qui permettent de vérifier la bonne implémentation de DKIM/SPF et plus généralement d’évaluer la configuration de votre domaine de messagerie :

https://internet.nl/mail/

https://ssi.economie.gouv.fr/

https://www.mail-tester.com/

https://mxtoolbox.com/spf.aspx

Charte Informatique

Charte Informatique ou

Charte des Systèmes ou d’Information

 

Le principe d’une telle charte :
  • Rappeler aux salariés le contexte légal liés aux Technologies de l’Information
  • Exprimer auprès des salariés les limites spécifiques au contexte de l’entreprise avec transparence.
  • Lister les bonnes pratiques, les précautions d’hygiène de l’usage du système d’information au cœur de l’entreprise.
  • Protéger à la fois l’employeur et les salariés de l’entreprise, vis-à-vis des responsabilités respectives
  • Evoluer au gré de l’évolution de l’entreprise, des lois, et des services du système d’information.
Applicabilité :

Pour qu’elle soit pleinement applicable donc opposable au salarié ou exploitable en cas de conflit, la charte informatique doit être :

  • Soumise à l’avis des membres du Comité d’Entreprise,
  • Faire l’objet d’un dépôt au greffe du conseil de prud’hommes
  • Transmise à l’Inspection du Travail accompagné de l’avis du CE.
  • soit signée par chaque collaborateur (ce qui peut s’avérer simple au début deviendra complexe à gérer lorsque celle-ci évoluera), soit intégrée ou annexée au règlement intérieur (ce qui peut sembler un peu plus long mais plus facile à faire évoluer.
  • Communiquée à tous les salariés concernés et mis à disposition (affichage, lien intranet,..)

 

Contenu d’une charte :

La charte va être présentée au CE, lue par les salariés : elle doit être la plus succincte possible, claire, avec des termes compréhensibles par tous les salariés. Attention aux chartes de plus de 10 pages…

Voici les thèmes principaux à aborder.

Usage Professionnel

Les comptes utilisateur / politique des mots de passe :

Un compte utilisateur est théoriquement nominatif : les salariés ne doivent pas communiquer leur compte+mot de passe.

Le choix du mot de passe peut (doit) être imposé par une stratégie du SI sur la longueur, la complexité etc.. La stratégie doit être présentée et expliquée, ainsi que les règles de choix de mot de passe complexes.  De même les conditions de divulgation du mot de passe doit être claire (exemple vis-à-vis d’un service Support).

Courrier électronique

Rappeler les limites sur les pièces jointes, le nombre de destinataires simultanés ainsi que les recommandations sur les mailings, l’écriture en majuscule, l’usage de canaux de communications alternatifs (téléphone, chat, visio,…)…

 

Usage d’internet (et filtrage)

La navigation sur internet peut être « libre » depuis l’entreprise mais un filtrage doit être imposé vis à vis des sites web à caractère illégal. Si l’entreprise a une politique de filtrage supplémentaire (drive Google/Microsoft/Apple/Dropbox, jeux en ligne,…) la nature du filtrage doit être exposée ici.

Pour le reste, il s’agit évoquer le respect du droit (auteur, terrorisme,…).

 

Droit à la Déconnexion

En vigueur depuis janvier 2017, les salariés ont droit à la déconnexion informatique. Il s’agira de rappeler les devoirs des managers, des règles de déconnexion automatique (en fonction des horaires), des bonnes pratiques.

 

Sauvegarde et protection des données professionnelles

Les salariés doivent être sensibilisés à la valeur des données qu’ils manipulent et stockent. Ces données doivent être protégées (niveau de confidentialité ?), soumises à des obligations de chiffrage ou stockées dans des emplacements  protégés et sauvegardés (par opposition aux supports USB par exemple).

 

Publication sur internet et réseaux sociaux

Publier sur un blog professionnel, sur un espace Internet du site web de l’entreprise peut engager le directeur de la publication : une attention particulière doit être apportée aux collaborateurs qui sont en charge du contenu des sites webs.

Ce paragraphe peut être également l’occasion de préciser la latitude proposée par la Communication quant à l’usage des réseaux sociaux sous en-tête de l’entreprise ou au nom de celle-ci.

 

Téléphonie fixe et mobile

 en cours…

 

Les Super Utilisateurs

en cours…

 

Usage à titre extra Professionnel

Cet usage est autorisé dans le cadre légal, l’employeur doit en revanche en définir ses propres contours et permettre  au salarié de savoir si son propre usage à titre personnel des ressources de l’entreprise serait répréhensible ou pas. Cela concerne aussi bien l’usage de la téléphonie fixe, mobile, de la navigation internet, de la messagerie, du stockage de fichiers personnels (et des conditions de stockage).

 

Audit, journalisation, traitement des données personnelles

Par souci de transparence : il est primordial d’indiquer quelles sont les données collectées lorsque les salariés surfent, lorsqu’ils envoient/reçoivent des mails, etc… Il est également utile de rappeler les conditions d’accès aux données professionnelles des salariés par l’IT et les restrictions d’accès pour des données identifiées comme privées ou personnelles ou confidentielles.

En complément, des audits de sécurité, des recherches liés à dysfonctionnements peuvent être déclenchés et nécessiter des accès aux boites aux lettres, aux journaux d’activité, aux postes de travail,… Les salariés doivent en être informés et idéalement comprendre pourquoi cela peut être nécessaire.

La partie « traitement des données personnelles » vise à décrire la situation de l’entreprise vis à vis du règlement européen (sans pour autant faire doublon avec le registre CIL). Il faut indiquer combien de temps les données sont conservées, pour quels usages, quelle nature des données et comment s’informer davantage auprès du CIL (ou DPO).

 

Annexe

Un rappel des textes légaux en vigueur.

 

Quelques liens utiles :

Watchguard

Droits Finances

Olfeo

Journal du Net

Pour finir et si vous avez des doutes : faites vous accompagner par un Avocat pour la validation de la charte Informatique de votre entreprise.

 

Données Personnelles

Cette page est destinée à collecter toutes les actions possibles pour vous permettre de limiter la diffusion de vos données personnelles.

Si vous avez vu ce reportage, vous comprendrez mieux l’intérêt d’être vigilant aux données que vous laissez sur internet et ailleurs…

Il y a en Europe et France plus particulièrement, une législation de plus en plus protectrice des données personnelles ; mais il y a ici la théorie qui se trouve souvent en contradiction avec la réalité des pratiques des entreprises.

Voici une liste non exhaustive de techniques pour vous aider à limiter la diffusion de vos données personnelles, son traitement,  et sa réutilisation par des tiers.

Cette liste se construit progressivement…

Les techniques présentées permettent aussi de réduire le croisement du volume de vos données entre toutes les bases des différents tiers : le croisement et le groupement de vos données va se faire sur des points clés comme le trio Prénom/Nom/Date de naissance, comme le couple @email+Nom de famille, etc…

Certains sites web utilisent également vos informations de connexion (adresse IP, cookies, etc..) pour vous identifier malgré vous la première fois que vous venez chez eux (site de voyage par exemple) , ainsi lorsque vous revenez les voir pour le même objet (comme pour un voyage) c’est que vous êtes intéressés par ce que propose le site : ces sites webs vous reconnaissent et adaptent le contenu à votre navigation (quand certains n’ajustent pas le tarifs à la hausse).

1 – Les formulaires

Pour des jeux, des cartes de fidélité ou autres : sites webs ou commerces peut vous demander nom , prénom, date de naissance, adresse email, adresse postale,…

En premier lieu, chaque formulaire doit disposer d’une case à cocher vous demandant l’autorisation de communiquer vos informations personnelles à des tiers :

  • depuis 2015, la liste de ces tiers doit être précisée.
  • la case ne doit pas être cochée par défaut.

Si cette case à cocher n’existe pas, fuyez ou limitez -vous à renseigner autant que possible des éléments erronés.

Date de naissance : sauf à avoir l’obligation légale de fournir votre véritable date de naissance (et non seulement votre âge) comme pour des services interdits aux mineurs (jeux d’argent, services,…), mettez une fausse date (faux jour, ou faux mois) à chaque fois qu’on vous oblige à donner cette information.

Nom de famille : dans certains cas (pas de livraison, pas d’inscription à un organisme officiel ou administratif), vous pouvez faire une erreur dans l’orthographe de votre nom de famille.

Bref, à chaque fois qu’on vous demande une information personnelle qui ne vous semble pas pertinente au regard du service auquel vous vous inscrivez : « trompez » vous ! Cela limitera votre « profilage » et compliquera l’analyse de vos données personnelles.

2 – Les Emails et le SPAM

Ne renseignez jamais votre véritable adresse email mais une adresse jetable ou temporaire ou sous forme d’alias jetable.

Quelques options s’offrent à vous :

  • Créez une adresse jetable, utilisable 1 fois, le temps de valider un mail d’inscription et pour la communication de données non confidentielles  :
  • Achetez un domaine à votre nom (en .com, .org, .fr, .eu) et vous pourrez ensuite créer autant d’adresse email poubelle que vous pourrez rediriger vers votre véritable adresse perso. Ce choix vous permettra de ne pas avoir à mettre vos emails dans les mains des grands opérateurs internet (google, free, orange) qui se basent sur vos mails pour vous faire apparaitre de la pub :
    • www.gandi.net (15€/an + possibilité de stocker jusque 5 boites aux lettres perso)
  • Créez des alias ou redirecteurs depuis des adresses jetables ou poubelles vers votre adresse mail perso.

3 – Le navigateur internet

Hors Piste

Dans Internet Explorer, Edge, Chrome et Firefox, vous avez des options pour demander aux sites de ne pas vous tracer ou de ne pas vous pister : activez-les.

Ex sous Firefox : il faut aller dans le menu Outils/options/ Vie Privée et cocher cette case :

Capture

Navigation Privée.

Chaque navigateur permet également de naviguer en mode privé : toutes les opérations effectuées en mode privé (sites visités, cookies, formulaires, etc….) disparaissent de votre ordinateur (seulement de lui) dès que vous quittez le mode privé.

L’accès au mode Privé  (ou Navigation Inprivate ou Navigation privée) se fait en pressant les touches Maj + Ctrl + P

Mieux : réglez le navigateur pour être toujours en mode navigation privée

Trop de pub

Certains sites pratiques l’excès de pub à tout va sur une simple page, ce qui  peut amener aux conséquences suivantes  :

  • un trafic réseau supplémentaire qui pourrait être alloué à vos propres besoins
  • propagation de bannières de publicités contenant des chevaux de Troie
  • ciblage marketing très personnalisé sur la base de vos navigations internet précédentes…

Quelques possibilités pour réduire ces risques :

  • installez un add-on pour bloquer dans votre navigateur autant que possible les trop invasives/indiscètes publicités . Il existe uBlock et d’autres alternatives comme AdBlock Edge  ou ADBlockPlus )
  • chez Free, votre Box dispose d’une fonction AntiPublicité que vous pouvez activer sur votre portail internet.

Pensez-vous à laisser votre bloqueur de pub désactivé pour les sites que vous fréquentez régulièrement.

4 – Comptes et mots de passe

Réseaux sociaux, comptes email, comptes clients etc… autant de compte et de mot de passe à retenir. La solution de facilité est de mettre le même mot de passe partout…. évitez.

  • Assurez-vous de bien spécifier un mot de passe différent sur chacun de vos comptes
  • Testez la solidité de votre mot de passe ici chez Microsoft  ou ici (sans divulguer votre mot de passe)
  • Stockez vos mots de passe et comptes dans un outil gratuit sécurisé comme PasswordSafe ou KeePass
  • Déconnectez-vous de vos espaces personnels (google ou facebook) lorsque vous avez terminé. Si vous restez « connecté », vous prenez le risque d’être pisté nominativement dans tout ce que vous faites par la société chez qui vous avez un compte mais aussi par leurs « partenaires » et donc la quasi totalité des sites webs courants.

Si vous avez un doute ou même sans en avoir : vous pouvez vérifier sur ce site https://haveibeenpwned.com/ si votre adresse email n’est pas inscrite dans la liste des sites web qui se sont fait voler leurs données.

5 – Choix du navigateur internet

Sans prendre en compte les questions de sécurité du navigateur de stabilité, de performance, d’ergonomie mais juste sur le terrain de la collecte des données personnelles, le navigateur web qui respecte le mieux vos données personnelles à ce jour reste Firefox.

Idéalement , privilégiez la version Firefox+Qwant : https://www.qwant.com/firefoxqwant/download

Cet assemblage de Firefox et Qwant vous permet de disposer du top en matière de protection de données personnelles (http://korben.info/telechargez-firefox-qwant-preserver-vie-privee-ligne.html )

6 – Vos droits d’accès/d’opposition/suppression auprès des sociétés.

7 – SMS

Vous recevez des SMS d’une société sans jamais vous êtes inscrits dans cette société : transférez votre SMS au 33700 et suivez les consignes.

C’est gratuit.

8 – Téléphone

Depuis le 1 juin 2016, vous pouvez inscrire votre numéro de téléphone sur une liste nationale de refus de démarchage téléphonique. C’est gratuit

Vous remplissez un formulaire en ligne, vous confirmez votre inscription en cliquant sur le mail reçu et voila.

https://www.bloctel.gouv.fr

Un bémol, cela ne vous protège pas contre les instituts de sondage, associations à but non lucratifs etc… Juste contre les appels à vocation commerciale.

8 – Applications mobiles

Prenons l’exemple des applications Android qui demandent très souvent l’autorisation d’accéder  à une quantité impressionnante de votre téléphone pour pouvoir fonctionner. Exemple Twitter :

sketch-1457196426623-1

Pour Twitter via votre Android, l’application aurait besoin d’accéder à vos SMS, vos Photos, votre caméra, micro, information Wifi, et tous vos contacts….Mais pas quand vous utilisez Twitter avec un simple navigateur ?

Fuyez ces applications : on trouve souvent l’équivalent dans le monde OpenSource sinon renoncez.

Quelques exemples d’applications équivalentes :

Pour Twitter   => Twidere ou TweetLane

Pour lire vos mails => K-9 Mail

Pour saisir des notes => TomDroid

Pour suivre votre activité sportive => Running

Pour la gestion de fichiers et dossiers => OL File Manager

Pour naviguer sur internet => Tint Browser ou FireFox

Pour la lecture de fichiers multimédia => VLC ou Vanilla Music

Pour vous informer => franceinfo

Idem pour les mises à jour : certaines mises à jour d’application nécessitent de nouveaux droits d’accès largement plus étendus. Soyez vigilants à ces demandes supplémentaires rarement justifiées.

9 – Moteurs de recherche

Votre moteur de recherche par défaut ou imposé, journalise toutes vos activités sur le web : les mots clés, les sites consultés. Et si vous avez ouvert une session (type gmail ou google+ ou Bing ou Live ou…) les informations de navigation via ces moteurs de recherche sont directement rattachées à votre nom.

Quelques moteurs de recherche efficaces et respectueux que vous devez mettre comme moteur de recherche par défaut dans votre navigateur :

10 –  Plus loin avec un peu de technique

Serveurs DNS

Les serveurs DNS sont les équipement sur internet qui se charge de convertir vos demandes d’accès internet (www.truc.fr par exemple) vers une adresse IP, numéro unique sur internet qui désigne un serveur (web par exemple).

Les FAI ou opérateurs internet proposent les leurs, c’est pratique et automatique mais cela leur permet d’identifier, de suivre et de connaitre de manière exhaustive l’ensemble des sites que vous visitez, leur fréquence, etc… Accessoirement, c’est aussi un moyen de vous détourner vers d’autres serveurs (en vous renvoyant une autre adresse IP, donc vers un autre serveur).

Une solution simple consiste à utiliser d’autres serveurs DNS dans la configuration de votre poste : les serveurs DNS libres sont listés ici https://www.opennicproject.org/

Vu sur SebSauvage, d’autres serveurs DNS libres sont aussi disponibles ici https://www.fdn.fr/actions/dns/

Infos complémentaires :

VPN

Journalisation des accès internet en entreprise

Première synthèse des contraintes et obligations légales qui obligeraient l’entreprise à journaliser les accès internet de ses salariés.

L’idée de ce document est :

–         de faire une synthèse des contraintes et obligations légales qui obligeraient l’entreprise à journaliser les accès internet de ses salariés.

–         de fournir un mode opératoire pour l’appliquer en entreprise.

journalisation des accès internet en entreprise

Les Normes ISO 27001 et 27002 (versions 2005)

Précieuses, applicables et concrètes : le document joint vise à présenter très succinctement les normes ISO 27001:2005 (norme sur la mise en place d’un système de management de la sécurité de l’information, voire sa certification) et ISO 27002:2005 (code de bonnes pratiques dans la sécurisation d’un SI).

 

ISO27001-27002

 

Quelques sites essentiels :

L’excellentissime Hervé Schauer Consultants

SSI

L’organisme de normalisation